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NYC à la Fondation Louis Vuitton

26 déc. 2017

Je partage ma dernière visite dans ce lieu merveilleux. Un jour de pluie malheureusement je n'ai pas pu profiter des extérieurs et de l'intégralité du bâtiment de Frank Gehry. La Fondation ouverte au plublic depuis octobre 2014 est connue entre autre pour ses collections et évènements temporaires. Voici quelques mots sur mon expérience parmi les oeuvres du MoMA à Paris, et une petite sélection de certaines  (parmi plus de 200 présentées).

Pour respecter les analyses, j'ai choisi de restituer pour partie les extraits des mini-guides et catalogues de l'exposition.

"Etre moderne"

Le parcours globalement chronologique réunit des chefs d'oeuvre et oeuvres significatives des origines de l'art moderne à nos jours. Il est fidèle à la pluridisciplinarité fondatrice du musée mêlant les expressions artistiques : peinture, sculpture, photographie, film, imprimés, dessin, design, architecture, performance et nouveaux médias.

Selon Alfred H. Barr Jr. , premier directeur du MoMA, le moderne désigne "le progressif, l'original, le difficile, le plus que les valeurs sûres". Au travers de cette exposition-manifeste, la Fondation présente son défi permanent : "être moderne". Du 11 octobre 2017 au 5 mars 2018.

 1929-1950, Le projet novateur

L'introduction regroupe des chefs d'oeuvres de l'histoire du MoMA dont "Les baigneurs" de Cézanne, "l'Atelier" de Picasso et "La maison près de la voie ferrée" de Hopper. Figurent aussi des objets de design industriel, des photographies, films. Leur place donnée ici définit déjà le projet novateur. S'ajoutent ensuite d'autres oeuvres majeures acquises 10 ans plus tard à l'occasion de l'exposition "Art in Our Time" célébrant l'inauguration du nouveau bâtiment en 1939. Dont le célèbre "Poissons rouges" de Matisse.

S'ajoutent d'autres oeuvres pivots débutant avec la génération de Cézanne, se poursuivant avec les cubistes, les surréalistes et les abstraits des années 20-30. Les arts mécaniques fondent alors une nouvelle culture visuelle.

La montée des totalitarismes et la seconde Guerre Mondiale sont des ruptures. Après-guerre le centre de gravité de l'art moderne se déplace de l'Europe vers l'Amérique du Nord. Dans ce contexte, et celui de la Guerre froide, le MoMA accompagne l'émergence d'un art américain et plus particulièrement de l'expressionnisme abstrait. Premier tableau de Jackson Pollock à entrer dans le musée, "The She-Wolf" est acquis en 1944. L'expresionnisme abstrait est indissociable de l'expérimentation et de l'affirmation subjective de l'artiste (en prenant la photo j'y voyais presque du "Street Art").

 1960-1970, La culture Pop

A la gestuelle des expressionnistes abstraits répondent dans ces années des formes liées à la répétition et à la série. Ces démarches visent à réduire l'oeuvre à une structure simple, non différentielle, et à établir de nouveaux rapports dans l'espace. En écho, on retrouve quelques exemples d'architecture dont la maquette de la Lever House sur Park Avenue ou le fragment du mur-rideau de verre des Nations Unies. Cela renvoie au style international. Style qui s'impose massivement aux US dans les années 50, style refusant l'ornement et privilégiant la simplicité, l'utilisation de l'acier et du verre. 

La culture américiane Pop visuelle des années 60, et surtout new-yorkaise, a pour oeuvre majeure celle d'Andy Warhol (jouant les répétitions - "Boîtes de soupe Campbell" - photo en illustration première au début de cet article). Tout comme la reprise d'une image de bande dessinée par Roy Lichtenstein transposant une culture populaire revisitée dans un style immédiatement reconnaissable (et invoquant l'imagerie populaire véhiculée par les industries culturelles et les médias de masse).

Les nouvelles formes artistiques et contestataires qui suivent expriment un contexte politique agité aux US et en Europe. Nombre d'artistes tentent d'échapper à l'emprise muséale et de dépasser les frontières de l'art. Jouant de matériaux pauvres ou insolites ils privilégient les formes fragiles, éphémères, immatérielles, et se réduisant parfois à "une idée".

Depuis 1980, La culture sociétale et l'écran 

Les oeuvres de 1980 à 1990 font écho aux prises de position des artistes après la guerre du Vietnam et pendant les "guerres culturelles" caractérisant cette décennie. Conservateurs et progressites s'affrontent sur de nombreux enjeux sociétaux (réflexions sur le genre, les questions raciales, la violence, l'évocation de l'épidémie du sida ...).

Les oeuvres mises en avant sur le XXIème siècle, et je terminerai sur cela, affirment le caractère vivant d'une collection en redéfinition permanente face aux évolutions d'un monde globalisé. Coexistent ici le numérique et l'analogique, le réel déformé s'ouvrant à la fiction, et intégrant des interfaces graphiques devenues incontournables face à cette nouvelle "culture de l'écran".

 

Mots clés : art musée moma paris fondation architecture technologies modernité numérique

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